
Le tardigrade résiste à 1 000 fois la dose létale pour l’humain, un exploit biologique fascinant pour un collègue curieux de science.

Le cafard ne résiste pas aux radiations comme on croit Fil de l’histoire et faits clés
Le mythe selon lequel les cafards survivraient à une bombe nucléaire est largement répandu, mais scientifiquement inexact. Des expériences montrent que les cafards, bien que plus résistants que les humains, ne supportent pas des doses extrêmes de radiations au-delà de 1 000 grays. En comparaison, les mouches des fruits survivent jusqu’à 64 000 rads, soit environ 10 fois plus. Le véritable champion de la résistance est le tardigrade, un micro-organisme de moins d’un millimètre capable de survivre à 5 000 grays grâce à une protéine protectrice appelée Dsup. Présent sur Terre depuis 500 millions d’années, il a survécu à cinq extinctions majeures. Sa capacité à entrer en cryptobiose lui permet de résister au vide spatial, au froid absolu et à la chaleur extrême. Des chercheurs explorent désormais ses gènes pour des applications biomédicales et spatiales, notamment la protection des cellules humaines contre les radiations. En 2019, des tardigrades en état de cryptobiose ont même été accidentellement largués sur la Lune à la suite de l’écrasement de la sonde Beresheet, soulevant des questions sur la contamination biologique interplanétaire.
Faits
- Le seuil létal pour les cafards est d’environ 1 000 grays, contre 3,5 à 4,5 grays pour les humains.
- Les mouches des fruits survivent à des doses allant jusqu’à 64 000 rads, soit 10 fois plus que les cafards.
- Le tardigrade résiste à 5 000 grays grâce à la protéine Dsup, qui protège son ADN des radicaux hydroxyles.
- Des tardigrades ont été largués sur la Lune en 2019 à bord de la sonde israélienne Beresheet après son écrasement.
- Le tardigrade peut survivre à -272 °C et +151 °C, et a traversé cinq extinctions majeures sur Terre.
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