Représentation illustrée d'une grotte mexicaine avec des scientifiques analysant des échantillons de matières fécales anciennes sous un microscope, entourés de symboles de bactéries et de parasites.
Représentation illustrée d'une grotte mexicaine avec des scientifiques analysant des échantillons de matières fécales anciennes sous un microscope, entourés de symboles de bactéries et de parasites.

La présence universelle de parasites dans les déchets anciens montre à quel point l’hygiène moderne a changé notre rapport aux maladies, un contexte utile pour un collègue ou un étudiant en santé publique.

100 % des excréments anciens portent des germes Fil de l’histoire et faits clés

Des scientifiques ont analysé des paléofèces datant de 725 à 920 après J.-C. découvertes dans la Grotte des Enfants Morts, au Mexique, et ont trouvé que 100 % des échantillons contenaient au moins un agent pathogène. Ces restes, appartenant à la culture précolombienne de Loma San Gabriel, ont été préservés par le climat sec du site. Grâce à des techniques modernes d’analyse de l’ADN, les chercheurs ont identifié des parasites comme Blastocystis, E. coli, Shigella, Giardia et des œufs de vers intestinaux, révélant un fardeau massif de maladies infectieuses.

L’étude, menée par Drew Capone de l’Université de l’Indiana et Joe Brown de l’Université de Caroline du Nord, montre que les conditions d’hygiène étaient extrêmement précaires. L’eau potable, les sols et les aliments étaient probablement contaminés en permanence par les déchets humains, rendant les infections intestinales omniprésentes. Les chercheurs soulignent que certaines bactéries ont pu disparaître sans laisser de traces, ce qui signifie que la situation réelle était peut-être encore pire.

Cette recherche illustre l’impact transformateur des infrastructures modernes de santé publique — eau potable, assainissement, traitement des eaux usées — qui ont radicalement réduit l’exposition humaine aux pathogènes. Elle ouvre aussi la voie à de nouvelles études sur d’autres sites archéologiques pour mieux comprendre l’évolution des maladies à travers l’histoire humaine.

Faits

  • 100 % des 10 échantillons de matières fécales anciennes analysés contenaient au moins un agent pathogène.
  • Les pathogènes identifiés incluent Blastocystis, E. coli, Shigella, Giardia et des œufs de vers intestinaux.
  • Les échantillons datent de 725 à 920 après J.-C. et proviennent de la Grotte des Enfants Morts au Mexique.
  • L’étude a été publiée le 22 octobre dans la revue PLOS One.
  • Les chercheurs utilisent des techniques modernes de PCR pour détecter l’ADN de microbes intestinaux.

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