
Les secrets des échantillons de Darwin restent intacts, mais désormais visibles, une avancée précieuse pour un collègue ou un étudiant en sciences qui suit l'histoire de la biologie.

Les bocaux de Darwin livrent leurs secrets Fil de l’histoire et faits clés
Des chercheurs ont réussi à analyser les fluides de conservation de spécimens historiques collectés par Charles Darwin lors de son voyage sur le HMS Beagle entre 1831 et 1836, sans ouvrir les bocaux scellés. L'étude, publiée en janvier 2026 dans ACS Omega, s'appuie sur une technique appelée spectroscopie Raman à décalage spatial (SORS), qui permet d'identifier la composition chimique des liquides à travers le verre grâce à un laser portable. Cette méthode, développée à la Central Laser Facility du STFC et déjà utilisée dans les scanners de sécurité aéroportuaires, a été appliquée à 46 spécimens conservés au Natural History Museum de Londres.
Parmi les échantillons analysés figurent des poissons, des méduses, des reptiles et des invertébrés, conservés dans des solutions variées comme l'éthanol, le formol ou le glycérol. La technique a permis d'identifier avec précision le fluide dans environ 80 % des cas, et partiellement dans 15 % supplémentaires. Elle distingue également les contenants en verre de ceux en plastique, offrant un outil utile pour dater les méthodes de conservation.
Cette avancée est cruciale pour les musées du monde entier, qui conservent plus de 100 millions de spécimens dans des fluides. Jusqu'ici, toute analyse chimique nécessitait d'ouvrir les bocaux, risquant contamination, évaporation ou détérioration. Grâce à cette innovation, les conservateurs peuvent surveiller l'état des fluides sans compromettre l'intégrité des spécimens. Le projet s'inscrit dans l'initiative NHM Unlocked, visant à moderniser l'étude des collections d'histoire naturelle.
Faits
- Une étude publiée en janvier 2026 dans ACS Omega a utilisé la spectroscopie Raman à décalage spatial (SORS) pour analyser des bocaux de Darwin sans les ouvrir.
- Les spécimens, collectés entre 1831 et 1836 lors du voyage du HMS Beagle, sont conservés au Natural History Museum de Londres.
- La technique a identifié avec précision le fluide de conservation dans environ 80 % des 46 spécimens analysés.
- La méthode évite tout risque de contamination ou de détérioration lié à l'ouverture des bocaux.
- Les musées du monde entier conservent plus de 100 millions de spécimens dans des fluides, dont l'état peut désormais être surveillé sans intrusion.
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