Un câble en fibre optique émettant des ondes sonores, représenté comme un microphone intégré dans un couloir d'immeuble, avec un boîtier discret posé à côté.
Un câble en fibre optique émettant des ondes sonores, représenté comme un microphone intégré dans un couloir d'immeuble, avec un boîtier discret posé à côté.

Une fibre optique peut capter des conversations, un détail inquiétant pour un collègue tech qui suit la cybersécurité.

Un câble fibre transformé en micro espion Fil de l’histoire et faits clés

Des chercheurs de la Hong Kong Polytechnic University ont démontré une nouvelle méthode d'espionnage en utilisant des câbles en fibre optique comme microphones passifs. Contrairement aux câbles en cuivre, la fibre n'émet pas de rayonnement électromagnétique, ce qui la rend traditionnellement plus sûre. Mais cette étude montre que les vibrations sonores, comme celles d'une conversation, déforment légèrement la fibre, modifiant la phase de la lumière qui la traverse. En analysant ces variations avec un système de détection acoustique distribué (DAS), les chercheurs ont pu reconstituer des sons avec un taux d'erreur de seulement 9 % sur 50 mètres. Cela signifie que plus de 90 % des mots parlés ont été correctement retranscrits. Le dispositif d'écoute est entièrement passif : il ne contient ni batterie ni émetteur radio, ce qui le rend invisible aux détecteurs TSCM classiques. Les chercheurs ont même conçu un boîtier cylindrique contenant 15 mètres de fibre enroulée, facile à dissimuler dans un environnement professionnel. Ce prototype, présenté au symposium NDSS 2026 à San Diego, soulève de graves questions sur la sécurité des infrastructures critiques et des communications sensibles, jusqu'ici jugées protégées par l'isolement physique de la fibre.

Faits

  • Des chercheurs de la Hong Kong Polytechnic University ont transformé un câble fibre optique en microphone passif.
  • La technique repose sur la détection des micro-déformations causées par les vibrations sonores, mesurées via un système DAS.
  • Le taux d'erreur dans la reconstitution vocale est de 9 % sur une distance de 50 mètres.
  • Le dispositif est entièrement passif, sans batterie ni émission radio, et échappe aux détecteurs TSCM classiques.
  • Un prototype enroulé de 15 mètres de fibre a été intégré dans un boîtier PET de 65 mm de diamètre pour faciliter la dissimulation.
  • Les résultats ont été présentés au symposium NDSS 2026 à San Diego en février 2026.

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