Illustration d'une personne portant un casque de réalité virtuelle, ses bras transformés en grandes ailes numériques, tandis que des signaux neuronaux s'activent dans un cerveau schématique en arrière-plan.
Illustration d'une personne portant un casque de réalité virtuelle, ses bras transformés en grandes ailes numériques, tandis que des signaux neuronaux s'activent dans un cerveau schématique en arrière-plan.

Le cerveau intègre des ailes virtuelles comme s'il s'agissait d'un membre réel, une avancée utile pour un collègue ou un étudiant en neurosciences.

Le cerveau accepte des ailes virtuelles Fil de l’histoire et faits clés

Des chercheurs chinois ont mené une étude innovante montrant que le cerveau humain peut intégrer des ailes virtuelles comme partie de son schéma corporel après une semaine d’entraînement en réalité virtuelle. Vingt-cinq volontaires ont utilisé un casque de VR et des capteurs de mouvement pour simuler le vol, en apprenant à manœuvrer selon les lois de l’aérodynamique. L’objectif était d’observer la plasticité cérébrale face à un membre artificiel.

Les scientifiques ont utilisé l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle pour analyser l’activité cérébrale avant et après l’expérience. Ils ont constaté que le cortex occipito-temporal, responsable de la reconnaissance du corps, activait les mêmes régions face à une image d’aile qu’à celle d’un bras humain. Cela prouve que le cerveau ne distingue plus nettement le réel de l’artificiel après immersion prolongée.

Cette découverte ouvre la voie à des prothèses bioniques plus intuitives, capables d’être intégrées naturellement par le système nerveux. Elle remet aussi en question la rigidité du schéma corporel perçu, suggérant que le cerveau peut s’adapter à des extensions mécaniques complexes. Les chercheurs envisagent désormais d’appliquer ces principes à la rééducation de patients amputés.

Faits

  • Une étude chinoise a fait s'entraîner 25 volontaires au vol en réalité virtuelle pendant une semaine.
  • Le cortex occipito-temporal a commencé à réagir aux ailes virtuelles comme s'il s'agissait de vrais membres.
  • Les participants ont appris à voler selon les lois de l’aérodynamique en contrôlant leurs bras via des capteurs.
  • L’imagerie cérébrale a montré une réorganisation neuronale après immersion, prouvant une intégration du schéma corporel étendu.
  • Cette plasticité ouvre la voie à des prothèses bioniques contrôlées de façon instinctive.

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