
La chaux et l'ocre rouge utilisaient des techniques bien plus sophistiquées que prévu, une précision utile pour un collègue ou un étudiant en archéologie.

Ils ont enterré des corps dans du plâtre pendant 5 ans Fil de l’histoire et faits clés
Des chercheurs ont mené une expérience inédite pour comprendre les pratiques funéraires du Néolithique : enterrer des corps recouverts de plâtre ou de chaux vive, comme on en trouve sur des sites archéologiques vieux de 10 000 ans. Trois corps, offerts à la science, ont été inhumés pendant cinq ans dans des conditions proches de celles de l’époque. L’un a été recouvert de chaux vive, un autre de gypse, et le troisième est resté nu comme témoin. Après exhumation, les résultats ont révélé que la chaux avait préservé des lambeaux de peau sur le crâne, les mains et le torse, agissant comme un agent de momification. Le plâtre, bien que modifiant l’acidité du sol, a formé une barrière physique contre la décomposition. En revanche, l’ocre rouge, souvent retrouvé brillant sur les ossements anciens, avait presque entièrement disparu dans l’expérience, sauf dans les cheveux. Cela suggère que les quantités utilisées au Néolithique étaient bien plus importantes que ce que les scientifiques pensaient, pour que la couleur survive au fil des millénaires.
Faits
- Trois corps ont été enterrés pendant cinq ans recouverts de chaux vive, de gypse ou laissés nus comme témoin.
- La chaux vive a préservé des lambeaux de peau sur le crâne, les mains et le torse, agissant comme un agent de momification.
- L’ocre rouge, souvent retrouvé sur les ossements néolithiques, a presque disparu après cinq ans, sauf dans les cheveux.
- Les résultats ont été publiés dans la revue Archaeological and Anthropological Sciences.
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