
Plus de 55 000 diagnostics manqués entre avril et décembre 2020, surtout pour le sein, la prostate et la peau, un point utile pour un collègue en santé publique.

55 000 cancers passés sous silence Fil de l’histoire et faits clés
Une étude publiée dans The Lancet Oncology le 1er juin 2026 révèle que plus de 55 000 cas de cancer n'ont pas été diagnostiqués entre avril et décembre 2020 dans sept pays développés — Australie, Canada, Danemark, Irlande, Nouvelle-Zélande, Norvège et Royaume-Uni — en raison des perturbations liées à la pandémie de Covid-19. Des chercheurs du Centre international de recherche sur le cancer (Circ) ont comparé les données de diagnostic entre 2015 et 2020, constatant une baisse de 16 % des diagnostics attendus durant cette période.
Les plus fortes baisses concernent le cancer de la prostate (-24 %), du sein (-18 %) et le mélanome cutané (-18 %). Ces retards sont attribués à la suspension des programmes de dépistage, à l’accès limité aux soins primaires et à la réticence des patients à consulter par crainte du virus, particulièrement marquée durant les premiers mois de confinement (avril à juillet 2020).
Les chercheurs soulignent que les conséquences à long terme sur la survie des patients restent incertaines et appellent à une surveillance renforcée. L’étude note aussi des disparités entre pays : les perturbations ont été moindres en Norvège et en Nouvelle-Zélande, suggérant que certains systèmes de santé ont mieux résisté. Ces différences pourraient offrir des pistes pour mieux préparer les systèmes de santé à de futures crises sanitaires.
Faits
- Une étude du Circ publiée dans The Lancet Oncology le 1er juin 2026 révèle que plus de 55 000 cas de cancer n’ont pas été diagnostiqués entre avril et décembre 2020.
- Les baisses les plus marquées concernent le cancer de la prostate (-24 %), du sein (-18 %) et le mélanome cutané (-18 %).
- Les retards sont dus à la suspension des dépistages, l’accès limité aux soins et la peur des patients d’être contaminés.
- Les systèmes de santé de Norvège et Nouvelle-Zélande ont mieux résisté qu’au Royaume-Uni ou en Irlande.
- Les chercheurs appellent à une surveillance continue pour évaluer l’impact à long terme sur la survie des patients.
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