Carte de France montrant les aéroports régionaux desservis par Ryanair en 2026, avec en rouge ceux abandonnés pour la saison estivale : Clermont-Ferrand, Béziers, Brive, Nîmes, La Rochelle et Strasbourg.
Carte de France montrant les aéroports régionaux desservis par Ryanair en 2026, avec en rouge ceux abandonnés pour la saison estivale : Clermont-Ferrand, Béziers, Brive, Nîmes, La Rochelle et Strasbourg.

Le retrait de Ryanair de plusieurs aéroports régionaux français cet été touche des milliers de voyageurs, une situation utile à suivre avec un collègue ou un ami planifiant des vacances en région.

Ryanair quitte 5 aéroports régionaux Fil de l’histoire et faits clés

Ryanair a annoncé son retrait de plusieurs aéroports régionaux français pour la saison estivale 2026, affectant Béziers, Brive, Nîmes, La Rochelle et Strasbourg, en plus de Clermont-Ferrand, déjà abandonné en mars. Ces fermetures suppriment des liaisons clés vers le Royaume-Uni, le Portugal et le Maroc, privant des milliers de voyageurs d’options low-cost. La compagnie justifie cette décision par la hausse de la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA), passée de 2,63 € à 7,40 €, qu’elle juge « insoutenable » pour la viabilité des petites bases. Pourtant, Ryanair a publié un bénéfice net record de 2,26 milliards d’euros en 2026, ce qui soulève des questions sur la nature politique de ce retrait.

Le mouvement s’inscrit dans une stratégie plus large : la compagnie redirige 13 millions de sièges vers des pays à fiscalité aérienne plus faible, comme l’Italie, le Maroc ou la Suède. En France, cela représente la suppression de 750 000 sièges depuis 2025 et la perte de 25 liaisons. Les aéroports épargnés, comme Carcassonne, Bergerac ou Perpignan, pourraient voir leurs prix augmenter sous l’effet de la demande reportée. Le gouvernement, pour l’instant, refuse d’ajuster la TSBA, malgré les pressions de la Fnam et de présidents régionaux.

Les voyageurs concernés peuvent se tourner vers des alternatives comme Transavia, easyJet ou Volotea, souvent en passant par des hubs plus grands comme Lyon, Bordeaux ou Montpellier. Ryanair menace d’autres fermetures si la fiscalité ne change pas d’ici l’hiver 2026-2027, marquant un bras de fer entre la compagnie et Bercy. La liste définitive des coupes devrait être publiée avant le 1er juin.

Faits

  • Ryanair quitte Béziers, Brive, Nîmes, La Rochelle et Strasbourg pour l’été 2026, après avoir fermé Clermont-Ferrand le 27 mars.
  • La taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) est passée de 2,63 € à 7,40 € en mars 2025, une hausse de 180 % dénoncée par Ryanair.
  • Ryanair a publié un bénéfice net de 2,26 milliards d’euros en 2026, malgré le retrait de 750 000 sièges en France depuis 2025.
  • Les voyageurs peuvent se tourner vers Transavia, easyJet ou Volotea, souvent en passant par Lyon, Bordeaux ou Montpellier.
  • Le gouvernement français refuse pour l’instant d’ajuster la TSBA, malgré les pressions de régions et de la Fnam.
  • Ryanair menace d’autres fermetures si la fiscalité ne change pas d’ici l’hiver 2026-2027.

Explication visuelle de l’actualité par Canto. Des outils d’IA peuvent aider à la production. Politique éditoriale