Un agriculteur près d’un champ de chanvre, l’air préoccupé, tenant une bouteille d’huile au CBD et une tisane, avec en arrière-plan un panneau 'Interdit aux produits alimentaires au CBD'.
Un agriculteur près d’un champ de chanvre, l’air préoccupé, tenant une bouteille d’huile au CBD et une tisane, avec en arrière-plan un panneau 'Interdit aux produits alimentaires au CBD'.

L'interdiction des produits alimentaires au CBD frappe un secteur en plein essor, surtout pour un collègue ou un ami intéressé par l'agriculture alternative.

Interdiction du CBD dans l’alimentaire Fil de l’histoire et faits clés

Depuis le 15 mai 2026, la vente de produits alimentaires au CBD est interdite en France, conformément à la réglementation européenne sur les 'Novel Foods'. Cette règle exige qu’un aliment ayant une consommation négligeable en Europe avant 1997 doive obtenir une autorisation de mise sur le marché après évaluation scientifique. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) n’a pas encore validé le CBD, faute de données suffisantes, et a fixé une dose de sécurité provisoire très basse. En conséquence, la Direction générale de l’alimentation (DGAL) a mis fin à la tolérance administrative qui permettait jusqu’ici la vente d’huiles, tisanes, gummies et autres produits comestibles enrichis en CBD.

L’interdiction touche directement des producteurs comme Jérôme et Katie Lecoq, installés près du Neubourg (Eure), qui ont lancé en 2024 une production locale de CBD. Leur exploitation, axée sur des produits naturels, perd environ 40 % de son chiffre d’affaires avec cette mesure. Bien que la consommation de CBD par voie orale soit désormais interdite, d’autres formes comme la vaporisation ou les cosmétiques restent accessibles, ce qui soulève des questions sur la cohérence de la politique sanitaire.

Le producteur dénonce une décision « aberrante », estimant que les produits naturels les plus sains sont les plus touchés, tandis que d’autres substances controversées restent autorisées. Il appelle à un cadre réglementaire plus clair pour permettre à la filière de se développer. La situation illustre les tensions entre innovation agricole, santé publique et régulation européenne, alors que les producteurs restent sous la menace de nouvelles restrictions.

Faits

  • Depuis le 15 mai 2026, la vente de produits alimentaires au CBD est interdite en France.
  • L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) n’a pas validé le CBD en raison d’incertitudes scientifiques.
  • Les produits concernés incluent les huiles, tisanes, gummies, capsules et boissons enrichies en CBD.
  • Jérôme Lecoq, producteur près du Neubourg, perd environ 40 % de son chiffre d’affaires.
  • La Direction générale de l’alimentation (DGAL) met fin à la tolérance administrative sur ces produits.
  • Jérôme Lecoq est co-fondateur de l’association France Cannabis et critique la mesure comme « aberrante ».

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