Illustration d'une usine moderne entourée de panneaux solaires et d'éoliennes, avec des camions transportant des aimants et des symboles chimiques de terres rares visibles en arrière-plan.
Illustration d'une usine moderne entourée de panneaux solaires et d'éoliennes, avec des camions transportant des aimants et des symboles chimiques de terres rares visibles en arrière-plan.

La France fait un pas décisif vers l'autonomie dans les technologies vertes. Si un collègue ou un ami suit la transition énergétique, cela peut valoir le coup de lui envoyer.

La France lance sa vallée des aimants Fil de l’histoire et faits clés

La France s'apprête à entrer dans une nouvelle ère industrielle avec la construction de deux usines à Lacq, en Nouvelle-Aquitaine, dédiées au recyclage des terres rares et à la production d'aimants permanents. Ces métaux, essentiels pour les technologies vertes comme les voitures électriques et les éoliennes, sont aujourd'hui dominés par la Chine, qui contrôle près de 90 % du raffinage mondial. Dépendante à 98 % des importations chinoises, l'Europe voit dans ce projet français une opportunité stratégique pour réduire sa vulnérabilité géopolitique.

L'usine pilote de Caremag, spécialisée dans le recyclage des aimants usagés, traitera 2 000 tonnes d'aimants par an et produira 800 tonnes de terres rares légères. En parallèle, elle raffinera 5 000 tonnes de concentrés miniers pour obtenir 600 tonnes d'oxydes de dysprosium et de terbium — deux éléments lourds critiques — soit environ 15 % de la production mondiale. Cette capacité positionnera la France comme un acteur majeur dans la chaîne de valeur des terres rares.

Située à côté, une seconde usine transformera ces oxydes en métaux et alliages prêts à l'emploi, fermant ainsi la boucle industrielle. Le site, qui entrera en service en août 2027, vise à créer une « vallée des aimants » sur le modèle de la « vallée de la batterie » dans le nord de la France. En pariant sur l'économie circulaire, la France espère non seulement réduire ses importations, mais aussi limiter l'empreinte carbone liée à l'extraction primaire, souvent polluante, et créer des emplois industriels locaux.

Faits

  • La Chine détient 68 % de l'extraction et près de 90 % du raffinage mondial des terres rares.
  • L'usine de Caremag à Lacq entrera en service en août 2027 et traitera 2 000 tonnes d'aimants par an.
  • Le site produira 600 tonnes d'oxydes de dysprosium et de terbium, soit près de 15 % de la production mondiale de terres rares lourdes.
  • L'Europe dépend à 98 % de la Chine pour ses approvisionnements en terres rares.
  • Moins de 1 % des déchets d'aimants à base de terres rares sont actuellement récupérés en Europe.

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