Illustration d’un centre de données sous-marin au fond de l’océan, avec des modules pressurisés entourés de câbles et de courant marin, éclairés par des projecteurs sous-marins.
Illustration d’un centre de données sous-marin au fond de l’océan, avec des modules pressurisés entourés de câbles et de courant marin, éclairés par des projecteurs sous-marins.

Un datacenter sous-marin sans eau douce, une avancée concrète pour un collègue suivi ce tournant technologique.

Un datacenter sous-marin opérationnel en Chine Fil de l’histoire et faits clés

Un nouveau chapitre s'ouvre pour les centres de données avec le lancement, en mai 2026, du premier datacenter sous-marin à grande échelle au monde, situé au large de Shanghai. Conçu par HiCloud Technology et déployé dans la zone spéciale de Lingang, l'installation plonge près de 2 000 serveurs dans des modules étanches posés au fond de la mer, où ils sont refroidis naturellement par l'eau océanique. Alimenté directement par des éoliennes offshore, le centre évite les pertes de transport électrique et supprime tout besoin d'eau douce pour le refroidissement.

Le projet, lancé en juin 2025, a vu sa construction achevée en octobre de la même année, suivie de tests concluants en début 2026. À son lancement, le datacenter fonctionnait avec une puissance de 2,3 MW, visant une montée en charge jusqu'à 24 MW. Il affiche un PUE (Power Usage Effectiveness) de 1,15, bien en dessous de la moyenne française de 1,36, ce qui témoigne d'une efficacité énergétique exceptionnelle. Le coût total s'élève à 226 millions de dollars.

Ce modèle contraste avec les tentatives passées, comme le projet Natick de Microsoft, abandonné en 2024 malgré des résultats techniques prometteurs. La Chine franchit ainsi un cap que les géants occidentaux n'ont pas osé franchir. Toutefois, des défis subsistent : corrosion, étanchéité durable et maintenance complexe en milieu sous-marin restent des points critiques. HiCloud mise sur des modules scellés, une surveillance à distance et une redondance massive pour limiter les interventions humaines.

Faits

  • Le datacenter sous-marin de Lingang, près de Shanghai, a été mis en service en mai 2026 après des tests depuis début 2026.
  • Il abrite près de 2 000 serveurs dans des modules étanches refroidis par l’eau de mer, sans consommer d’eau douce.
  • Alimenté par des éoliennes offshore, le centre a un PUE de 1,15, contre 1,36 en moyenne en France.
  • Le projet a été lancé en juin 2025, construit en octobre 2025, pour un coût total de 226 millions de dollars.
  • Microsoft avait testé une immersion similaire avec son projet Natick mais l’a abandonné en 2024 sans déploiement commercial.
  • Les principaux défis restants sont la corrosion, l’étanchéité à long terme et la maintenance en milieu sous-marin.

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