Un télescope chinois inachevé sous le ciel nocturne des Andes argentines, avec sa parabole géante inerte pointant vers les étoiles.
Un télescope chinois inachevé sous le ciel nocturne des Andes argentines, avec sa parabole géante inerte pointant vers les étoiles.

La recherche astronomique en Amérique du Sud freinée par une tension géopolitique, un contexte utile pour un collègue ou un ami suivez les enjeux scientifiques internationaux.

Le télescope chinois bloqué dans les Andes Fil de l’histoire et faits clés

Un télescope chinois en construction à l’observatoire Cesco, dans la province argentine de San Juan, a été mis en sommeil après neuf mois d’immobilisation du matériel aux douanes, suite à une pression diplomatique des États-Unis. Prévu pour cartographier la naissance des étoiles et des galaxies lointaines, le Radiotélescope Chine-Argentine ne peut plus fonctionner, sa parabole restant inerte. Ce projet, conçu pour offrir à la Chine une couverture céleste inaccessible depuis son territoire, est devenu un enjeu géopolitique majeur.

Les autorités américaines, sous l’administration Trump, ont poussé le gouvernement argentin de Javier Milei à rompre le contrat, arguant que l’infrastructure pourrait servir à surveiller les satellites américains ou établir des communications militaires spatiales. Cette intervention s’inscrit dans une stratégie plus large visant à limiter l’influence chinoise en Amérique latine, considérée comme une zone d’intérêt stratégique par Washington.

La Chine dénonce une atteinte à la coopération scientifique, affirmant que le projet visait le progrès scientifique partagé. Un autre observatoire chinois avait déjà été bloqué au Chili dans des circonstances similaires. Malgré cela, la Chine conserve une base de contrôle de missions spatiales à Neuquén, en Patagonie, construite en 2015. Les scientifiques locaux et internationaux s’inquiètent désormais des conséquences sur la recherche astronomique, prise entre les rivalités des grandes puissances.

Faits

  • Le Radiotélescope Chine-Argentine, en construction à El Leoncito (San Juan), est bloqué depuis neuf mois aux douanes argentines.
  • Les États-Unis ont exercé une pression diplomatique sur l’Argentine pour faire rompre le contrat, craignant des usages militaires du télescope.
  • Le télescope devait permettre aux scientifiques chinois d’observer une partie du ciel inaccessible depuis la Chine.
  • La Chine maintient une base de contrôle de missions spatiales à Neuquén, en Patagonie, opérationnelle depuis 2015.
  • Un autre projet d’observatoire chinois a été arrêté au Chili en 2025 sous pression américaine.

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