Carte satellite montrant les anomalies de température de surface de la mer en mai 2026, avec une zone bleue de refroidissement au large des côtes chiliennes contrastant avec le réchauffement généralisé du Pacifique.
Carte satellite montrant les anomalies de température de surface de la mer en mai 2026, avec une zone bleue de refroidissement au large des côtes chiliennes contrastant avec le réchauffement généralisé du Pacifique.

Le refroidissement inattendu des eaux chiliennes mérite d'être gardé en tête, surtout pour un collègue suivi cet épisode El Niño.

Un refroidissement surprise au large du Chili Fil de l’histoire et faits clés

Alors que l’océan Pacifique connaît un réchauffement généralisé lié à l’émergence d’un épisode El Niño, une zone au large des côtes du Chili affiche un refroidissement inattendu des eaux de surface. Ce phénomène, observé en mai 2026, contraste fortement avec les fortes anomalies de chaleur marines enregistrées seulement quelques mois plus tôt entre janvier et février. À cette époque, les eaux chiliennes figuraient parmi les plus chaudes de la planète, malgré un contexte de La Niña. Le retournement actuel montre la complexité des interactions océan-atmosphère.

Les données de température de surface de la mer révèlent des anomalies négatives au large du centre et du sud du Chili, alors même que le reste du bassin équatorial se réchauffe. Ce refroidissement coïncide avec un renforcement des hautes pressions et un régime anticyclonique durable dans la basse troposphère. Ce blocage atmosphérique a intensifié les vents de sud, apportant des masses d’air froid et sec, et a renforcé l’upwelling côtier — le remontée d’eaux profondes plus froides.

Ces deux mécanismes, combinés, pourraient expliquer le refroidissement local. Toutefois, les causes profondes restent incertaines, et les scientifiques soulignent la nécessité d’analyser des données plus longues pour déterminer si des forçages à grande échelle, comme les ondulations du courant-jet ou des ondes lentes dans l’hémisphère sud, jouent un rôle. Ce cas illustre que même en période de réchauffement global, des dynamiques régionales peuvent produire des effets locaux contre-intuitifs.

Faits

  • En mai 2026, des anomalies négatives de température de surface de la mer ont été observées au large du centre et du sud du Chili, malgré un réchauffement général du Pacifique.
  • Entre janvier et février 2026, les eaux chiliennes étaient parmi les plus chaudes de la planète, avec une intense vague de chaleur marine.
  • Le refroidissement actuel pourrait être lié à un renforcement des hautes pressions et à un régime anticyclonique durable, intensifiant les vents de sud et l’upwelling côtier.
  • Des données du Tokyo Climate Center montrent des anomalies de circulation en basse troposphère entre le 9 et le 18 mai 2026, soutenant cette hypothèse.
  • Les causes exactes du refroidissement ne sont pas encore clairement déterminées, et une analyse plus longue est nécessaire.

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