Illustration d’un commerçant utilisant une carte bancaire dans un terminal de paiement, entouré de pièces et de billets flottants, avec un fond urbain de Nice.
Illustration d’un commerçant utilisant une carte bancaire dans un terminal de paiement, entouré de pièces et de billets flottants, avec un fond urbain de Nice.

Un détournement d'ampleur sur la Côte d'Azur, utile à suivre pour un collègue ou un ami attentif aux questions d'intégrité des aides publiques.

Un commerçant niçois condamné dans une fraude de 5M€ Fil de l’histoire et faits clés

Une affaire de fraude massive a été dévoilée à Nice, impliquant l’escroquerie de 5 millions d’euros sur les aides destinées aux demandeurs d’asile. Entre janvier 2022 et août 2025, près de 3 900 cartes bancaires attribuées par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) ont été détournées à travers un système de 'cashback' dans trois commerces locaux. Un homme, gérant de ces établissements, a été condamné pour escroquerie en bande organisée, blanchiment et exercice illégal de service de paiement.

Les cartes, destinées à couvrir les besoins essentiels des demandeurs d’asile, ont été utilisées pour des retraits en espèces illégaux. Le commerçant prélevait 10 % de chaque transaction et transférait le reste à l’étranger, notamment en Italie, Albanie, Allemagne, Géorgie et Ukraine. Une enquête a été ouverte après l’arrestation d’un intermédiaire en janvier 2025, qui transportait plusieurs cartes et reconnaissait son rôle dans les opérations.

Le gérant a reconnu les faits et a été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, ainsi qu’à une amende de 200 000 euros. Il est interdit de diriger une société à l’avenir. Les autorités ont saisi plus de 100 000 euros en espèces, véhicules et comptes bancaires. L’ampleur du réseau soulève des questions sur la surveillance des aides sociales et la traçabilité des flux financiers.

Faits

  • Un commerçant niçois a été condamné à 3 ans de prison, dont 1 an ferme sous bracelet électronique, pour une fraude de 5 millions d’euros.
  • Entre janvier 2022 et août 2025, près de 3 900 cartes bancaires de demandeurs d’asile ont été détournées via un système de 'cashback' dans trois commerces.
  • Le gérant percevait 10 % sur chaque retrait et transférait le reste à l’étranger, notamment en Italie, Albanie, Allemagne, Géorgie et Ukraine.
  • Les autorités ont saisi plus de 100 000 euros en espèces, véhicules et comptes bancaires lors de l’enquête.
  • Le commerçant est interdit à vie de diriger une société et doit payer une amende de 200 000 euros.

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