
La cérémonie des Molières relance le débat sur la place de la politique dans la culture. Si un proche suit les questions de neutralité médiatique ou de financement public du spectacle, cela peut valoir le coup de lui envoyer.

Lisnard fustige le «conformisme de gauche» aux Molières Fil de l’histoire et faits clés
La cérémonie des Molières 2026, diffusée sur France Télévisions, a été marquée par un ton résolument politique, relançant le débat sur la neutralité des grandes manifestations culturelles financées par l’État. Comme lors d’éditions précédentes, la soirée a alterné remises de prix et sketches ciblant des figures de droite, notamment la ministre de la Culture Catherine Pégard, le garde des Sceaux Gérald Darmanin, et l’ancienne ministre Rachida Dati, régulièrement prise pour cible par l’humoriste Merwane Benlazar.
David Lisnard, maire de Cannes et candidat à la présidentielle, a critiqué sur X ce qu’il qualifie de «conformisme de gauche», jugeant la cérémonie «irrespectueuse des contribuables» et nuisible au spectacle vivant. Il a comparé l’impact négatif de cette soirée à celui du rapport parlementaire sur l’audiovisuel public. En réponse, Jean-Marc Dumontet, président des Molières, a défendu le ton «joyeux et valorisant» de la cérémonie, affirmant que France Télévisions était «à sa place en soutien».
Le sketch parodiant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, avec Laurent Stocker dans le rôle de Charles Alloncle, a accentué les tensions. Certains observateurs, comme le député RN Jean-Philippe Tanguy ou l’avocate Lara Fatimi, ont dénoncé un «cirque pitoyable» au service d’un agenda idéologique. D'autres, comme l’essayiste Phillipe Bilger, ont regretté la politisation croissante d’un événement censé célébrer le théâtre. La présence de Benlazar, connu pour ses prises de position controversées, a également relancé le débat sur les choix éditoriaux de France Télévisions.
Faits
- David Lisnard a critiqué sur X le «conformisme de gauche» de la cérémonie des Molières 2026, la jugeant nuisible au spectacle vivant.
- Jean-Marc Dumontet, président des Molières, a répondu que la soirée était «joyeuse et valorisante» et défendu la présence de France Télévisions.
- L’humoriste Merwane Benlazar est revenu sur France Télévisions avec des sketches ciblant Rachida Dati, CNEWS et les «blancs», suscitant des critiques virulentes.
- Un sketch parodiant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, avec Laurent Stocker en Charles Alloncle, a accentué les tensions politiques.
- Des personnalités comme Jean-Philippe Tanguy (RN), Lara Fatimi et Ferghane Azihari ont dénoncé un détournement idéologique de la cérémonie.
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