Vue d'artiste d'un tokamak avec des bobines géantes illuminées en bleu, entouré d'ingénieurs en combinaison dans une salle de contrôle au Japon.
Vue d'artiste d'un tokamak avec des bobines géantes illuminées en bleu, entouré d'ingénieurs en combinaison dans une salle de contrôle au Japon.

La relance du JT-60SA avec ses nouvelles bobines et son divertor en carbone mérite d'être gardée en tête, surtout pour un collègue scientifique ou ingénieur qui suit le dossier fusion.

Le plus grand tokamak du monde relancé au Japon Fil de l’histoire et faits clés

Le JT-60SA, présenté comme le plus grand tokamak actuellement en fonctionnement, a redémarré au Japon après deux ans d’arrêt technique. Basé à Naka, dans la préfecture d’Ibaraki, cet appareil subit une mise en service progressive après une importante modernisation incluant de nouvelles bobines internes de 8 mètres, un nouveau mur primaire (first wall) et un divertor renforcé au carbone. Ces améliorations visent à stabiliser des plasmas de longue durée, une condition essentielle pour la faisabilité de la fusion nucléaire à grande échelle.

La remise en route suit un protocole rigoureux : les équipes de QST (Japon) et de F4E (agence européenne) valident d’abord les systèmes à température ambiante, puis passeront au refroidissement des aimants supraconducteurs avant tout test plasma. Ce processus lent est délibéré : éviter une panne coûteuse vaut mieux que gagner quelques semaines. L’objectif est d’obtenir des données exploitables pour ITER, dont le JT-60SA sert de banc d’essai technologique.

Plus de 150 propositions de recherche ont été soumises par des scientifiques européens, japonais et d’ITER pour la campagne expérimentale prévue fin 2026. L’accent est mis sur les régimes long-pulse et quasi stationnaires, cruciaux pour les futurs réacteurs comme DEMO. L’intelligence artificielle devrait aussi accélérer l’optimisation des réglages, sans remplacer les contraintes physiques fondamentales.

Faits

  • Le JT-60SA, le plus grand tokamak en fonctionnement, a redémarré en mai 2026 après deux ans d’arrêt à Naka, Japon.
  • L’upgrade inclut des bobines internes de 8 mètres, un nouveau first wall et un divertor en carbone.
  • Une campagne de six mois est prévue fin 2026 avec plus de 150 propositions de recherche d’Europe, Japon et ITER.
  • Le JT-60SA sert de banc d’essai pour ITER et les futurs réacteurs DEMO, en testant des plasmas long-pulse.
  • Les équipes de QST et F4E coordonnent la mise en service progressive, en validant chaque étape avant d’aller plus loin.

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