
Le front djihadiste s’étend dans la région, malgré des alliances et menaces variées. Si un collègue ou un proche suit l’actualité du Sahel, cela peut valoir le coup de lui envoyer.

Le front djihadiste progresse au Sahel Fil de l’histoire et faits clés
Un nouveau front s’ouvre dans la crise du Sahel, alors que des groupes armés djihadistes et rebelles touaregs prennent le contrôle de zones stratégiques au nord du Mali. L’alliance entre le JNIM, affilié à Al-Qaïda, et le Front de libération de l’Azawad a récemment pris Kidal et le camp de Tessalit, menaçant directement la junte de Bamako. Cette progression inquiète les gouvernements voisins du Burkina Faso et du Niger, tous deux dirigés par des militaires et alliés à des forces paramilitaires russes.
Au Burkina Faso, le JNIM contrôle de vastes zones, notamment autour de Yagadi, tandis que l’État ne parvient à assurer la sécurité que sur environ 35 % du territoire. Contrairement au Mali, les divisions internes parmi les Touaregs limitent la capacité du JNIM à former des alliances similaires. Au Niger, c’est l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) qui domine, rendant toute coopération entre groupes djihadistes improbable, car la rivalité entre Al-Qaïda et l’État islamique est profonde.
Malgré des configurations différentes, les trois pays subissent des pressions similaires : coups d’État militaires, retrait des forces françaises, alliance avec des acteurs russes et montée de l’insécurité. Les experts craignent une instabilité accrue, de nouvelles tentatives de putsch et une incapacité des régimes à répondre aux causes profondes des insurrections.
Faits
- Les groupes armés JNIM et FLA ont pris le contrôle de Kidal et du camp de Tessalit au nord du Mali en mai 2026.
- Le JNIM, affilié à Al-Qaïda, contrôle de vastes zones au Burkina Faso, où l’État assure la sécurité sur environ 35 % du territoire.
- Au Niger, l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) domine, en rivalité ouverte avec le JNIM, rendant une alliance entre groupes djihadistes improbable.
- Les gouvernements du Mali, Burkina Faso et Niger sont dirigés par des militaires et ont tous rompu avec les forces françaises pour s’allier à des acteurs russes.
- Les experts craignent une instabilité accrue, de nouvelles tentatives de coup d’État et une montée de l’insécurité dans la région.
Explication visuelle de l’actualité par Canto. Des outils d’IA peuvent aider à la production. Politique éditoriale





