
Un drone lent et léger qui plane en cas de panne, utile contexte pour un collègue qui suit les innovations en logistique aérienne.

Une méduse volante de 8 m pour réinventer la livraison Fil de l’histoire et faits clés
Une startup française, Celeste Ecoflyers, développe un drone cargo atypique baptisé dAS10, surnommé "méduse géante" en raison de sa forme et de son aile gonflable de 8 mètres d’envergure. Contrairement aux drones rapides dominants, cet appareil vole lentement — à 25 km/h — pour réduire drastiquement sa consommation d’énergie, exploitant la loi selon laquelle la traînée aérodynamique augmente avec le carré de la vitesse. Sa structure textile gonflée remplace les composites lourds, permettant une masse très faible malgré sa taille, et rend l’appareil plus sûr en cas de panne : il plane jusqu’au sol. Ce choix technologique vise à répondre à la fois aux enjeux de sécurité, de cybersécurité et de cohabitation dans l’espace aérien.
Le dAS10, mesurant 8,1 mètres d’envergure et 8,24 mètres de long, est conçu pour des livraisons nocturnes de 300 km avec six heures d’autonomie, et peut transporter jusqu’à 20 kg. Grâce à ses capacités STOL (décollage et atterrissage courts), il peut se poser sur des toits sans infrastructure dédiée. Des panneaux solaires sur sa surface supérieure plate prolongent son endurance en journée, un avantage que ne peuvent offrir les drones inclinés en vol rapide. L’appareil, immatriculé F-DCCH, a réussi ses tests au sol en mai 2026 à Sainte-Menehould, mais n’a pas encore effectué son premier vol.
Le marché du drone cargo devrait passer de 1,4 milliard de dollars en 2024 à 38,6 milliards en 2034 selon Global Market Insights. L’Europe représente 18,7 % du marché, avec une croissance annuelle de 38,1 %. La France, bien que derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni, émerge avec des projets comme celui de Celeste. Le principal frein reste la réglementation, notamment l’autorisation des vols hors vue (BVLOS). Aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Asie, les réformes avancent plus vite qu’en Europe. Si Celeste réussit, la France pourrait occuper une place stratégique dans cette course technologique.
Faits
- Le dAS10, développé par Celeste Ecoflyers, a une envergure de 8,1 mètres et une longueur de 8,24 mètres.
- Le drone vole à 25 km/h, consommant jusqu’à 64 fois moins d’énergie qu’un drone à 200 km/h sur 100 km.
- Il peut transporter jusqu’à 20 kg et a une autonomie de six heures pour 300 km, prolongée par des panneaux solaires.
- Le dAS10 a réussi ses tests au sol en mai 2026 à Sainte-Menehould, mais n’a pas encore volé.
- Le marché mondial du drone cargo devrait passer de 1,4 Md$ en 2024 à 38,6 Md$ en 2034 selon Global Market Insights.
- Le dAS10 est immatriculé F-DCCH et qualifié sous le cadre UAS national français, mais pas encore autorisé pour un usage commercial à grande échelle.
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