Illustration d'une carte de la Cisjordanie avec la zone C en surbrillance, et des familles palestiniennes hésitant devant un formulaire numérique.
Illustration d'une carte de la Cisjordanie avec la zone C en surbrillance, et des familles palestiniennes hésitant devant un formulaire numérique.

L’enjeu du contrôle foncier en zone C prend une nouvelle ampleur, utile de suivre avec un collègue ou un ami attentif au dossier israélo-palestinien.

Israël exige l’enregistrement des terres palestiniennes Fil de l’histoire et faits clés

Israël a lancé une nouvelle plateforme en ligne exigeant que les Palestiniens de Cisjordanie enregistrent leurs terres situées en zone C, une zone placée sous son contrôle sécuritaire selon les accords d’Oslo. Ce système, présenté comme administratif, suscite de fortes inquiétudes parmi les Palestiniens et l’Autorité palestinienne, qui redoutent qu’il serve de base à de nouvelles expropriations. Sans documents récents, beaucoup de propriétaires risquent de perdre leurs terres au profit de l’État hébreu.

La zone C représente plus de 60 % du territoire palestinien occupé, et son statut juridique reste particulièrement fragile. De nombreux Palestiniens ne disposent que de documents anciens, remontant au mandat britannique ou à l’Empire ottoman, ce qui laisse une marge de manœuvre à Israël pour revendiquer des terres jugées « non enregistrées » ou « sans propriétaire clair ».

Cette initiative intervient après d’autres mesures controversées, notamment l’assouplissement en février 2026 des règles d’achat de terres par des Israéliens en Cisjordanie, déjà qualifiées d’« annexion de facto » par l’ONU. L’ONG israélienne La Paix maintenant alerte sur l’exploitation possible du vide juridique pour étendre le contrôle israélien. La communauté internationale reste divisée, mais plusieurs pays et institutions, dont l’Union européenne et la Cour internationale de Justice, ont condamné ces actions comme contraires au droit international.

Faits

  • Israël a lancé une plateforme en ligne exigeant que les Palestiniens enregistrent leurs terres en zone C de Cisjordanie.
  • La zone C représente plus de 60 % du territoire palestinien occupé et est sous contrôle israélien selon les accords d’Oslo.
  • L’Autorité palestinienne appelle à ne pas répondre à cette demande, craignant des expropriations massives.
  • Beaucoup de Palestiniens n’ont que des documents anciens, remontant au mandat britannique ou à l’Empire ottoman.
  • En février 2026, Israël a assoupli l’achat de terres par des Israéliens en Cisjordanie, mesures qualifiées d’« annexion de facto » par l’ONU.
  • L’ONG israélienne La Paix maintenant alerte sur l’exploitation du vide juridique pour étendre le contrôle israélien.

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